La Naturopathie, c’est quoi ?

« Tout ce dont nous avons besoin pour rester sains, la nature nous l’a donné en abondance. »
Sebastian Kneipp

Selon l’organisation mondiale de la santé (OMS), la naturopathie est « une méthode de soin visant à renforcer les défenses de l’organisme par des moyens considérés naturels ». Pour moi, c’est une méthode de « prendre soin » visant à accompagner l’Être à retrouver ou à maintenir son équilibre.

Étymologiquement, le mot « Naturopathie » viens de l’anglais « Nature » et
« Path » qui signifient « Chemin de la nature ».
« Chemin de la nature », parce qu’on utilise des techniques naturelles respectueuses de l’écologie corporelle et environnementale, mais aussi et surtout parce que c’est une voie qui nous guide vers la découverte et le respect de notre nature profonde.

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Comment le naturopathe accompagne l’individu vers cet équilibre?

La naturopathie est définie comme une pratique holistique. C’est à dire que l’individu est écouté dans son entièreté. Le naturopathe prend en compte les agitations de l’être sur ses différents plans : physique, psychologique, émotionnel, spirituel, écologique, social, etc. Le but, c’est de comprendre comment chacun de ces plans interagit avec les autres et de trouver le fondement du déséquilibre. Ensuite, il transmet à l’individu les outils adéquat à l’amélioration de son hygiène de vie pour stimuler son auto-guérison.

C’est d’abord une méthode préventive, on évite ainsi les déséquilibres importants et autres pathologies. Mais si ceux-ci se sont déjà installés, c’est aussi une méthode curative qui accompagne l’individu à connaître et à accepter la racine de ces désordres, puis à établir un programme de rééquilibrage profond. Le but, c’est qu’il se responsabilise quant à son propre bien-être.

Le naturopathe préfère enseigner, accompagner et soutenir le soin, plutôt que de soigner par lui-même. C’est plus un éducateur de santé, même s’il peut lui arriver d’intervenir directement selon les cas, par exemple, à travers le massage.

En Naturopathie, il existe dix techniques de prédilection : L’hygiène alimentaire (nutrition), l’hygiène neuropsychique (psychologie et gestion du stress), l’hygiène musculaire et émonctorielle (activités physiques), l’hydrologie (hydrothérapie), les techniques manuelles (massages), les techniques réflexes (réflexologie plantaire ou auriculothérapie), les techniques de respiration (prānāyāma, cohérence cardiaque ou bol d’air Jacquier), la phytologie (phytothérapie, gemmothérapie ou aromathérapie), les techniques énergétiques (magnétisme, aimants, kinésiologie) et les techniques vibratoires (sons ou couleurs), mais ces techniques peuvent être largement complétées si l’outil en question amène au rééquilibrage et ne nuit en aucun cas !

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La Naturopathie, ça vient d’où ?

Inspirée des médecines primitives et archaïques, c’est au IVème siècle avant JC, avec Hippocrate que l’on retrouve les premiers préceptes de ce que l’on connait de la Naturopathie moderne. Il invente ce que l’on appelle aujourd’hui les « terrains hippocratiques », un système destiné à dissocier les différents tempéraments que l’on retrouve chez l’homme : Sanguin, flegmatique, colérique et mélancolique. Puis, il met en place des principes thérapeutiques comme : « Que ton aliment soit ta première médecine » ou encore que « l’homme doit harmoniser l’esprit et le corps ». S’en vient d’autres grands précurseurs. Nous pouvons par exemple citer Sainte Hildegarde de Bingen, au XIème siècle, qui affirme : « Il est illusoire de faire disparaître une maladie si on ne sait pas ce qui se cache derrière ». Puis on peut citer Paracelse, au XVème qui nous raconte que « Le médecin doit savoir que c’est la Nature notre premier médecin ». Enfin, plus récemment, on se familiarisera avec d’autres grands noms comme : Catherine Kousmine, Jean Seignalet, Irène Grosjean ou encore Pr. Henri Joyeux.