Mais pourquoi ça fait mal?

Comment un mécanisme fait pour nous sauver pourrait-il nous être néfaste ?

Voilà une très bonne question !
Enfait, chacune des émotions que nous allons ressentir déclenche des mécanismes nerveux et hormonaux dans le corps. Si ce sont des émotions à valence positive tel que la joie ou le rire, nous allons vite être amenés à nous délecter des effets des endorphines, dopamines et autres sérotonines qui nous apporteront détente et bien-être profond. Mais si les émotions ressenties sont des émotions à valence négatives, le corps déclenche ce que l’on appelle la réaction de stress. Cette réaction se déroule en trois phases distinctes:

1. La phase d’alarme : Elle permet la mobilisation de toute l’énergie disponible du corps pour faire face à l’élément stresseur, notamment grâce à la sécrétion d’adrénaline et de noradrénaline par les glandes médulo-surrénales. C’est le stress aigu. Les rythme cardiaque et respiratoire s’accélèrent, la digestion se met en pause. On devient beaucoup plus attentif et beaucoup plus vif.

Puis s’en suit la phase 2:
2. C’est la phase de résistance : Le corps puise dans ses ressources pour maintenir son équilibre suite à la phase d’alarme. Il trouve du glucose dans les réserves du foie, il réquisitionne les nutriments, il active le système immunitaire, les muscles se retrouvent mobilisés. Tout cela dans le but de fournir encore plus d’énergie au corps pour continuer de faire face à l’élément « stresseur » !

Cependant, avec l’évolution de la société moderne, nos émotions ne sont plus tout à fait adaptées à ce que nous vivons. Prenons l’exemple de la colère. C’est un processus qui est normalement enclenché pour amener le corps à obtenir toute la force nécessaire pour se défendre face à un ennemi. Hors, il sera très mal venu de donner un coup de massue à son patron parce que nous considérons son comportement d’incorrecte ou d’injuste!
Alors, à travers ces émotions refoulées par la bienséance, le stress continue de monter. Et tant que nous percevons cet élément comme « stresseur », le stress ne cessera d’être activé. Ainsi, l’information qui doit être donné au cerveau pour calmer la réaction de stress aigu ne circule pas et s’en vient la troisième phase:

3. La phase d’épuisement : C’est un état que l’on appelle aussi « stress chronique » ou « Burn out ». Le corps est sur-stimulé en permanence par l’élément « stresseur » dont il n’arrive pas à se débarrasser. Les organes finissent par ne plus avoir de ressources énergétiques, ils s’affaiblissent. N’ayant plus ces ressources, il puise où il peut pour survivre. S’en vient alors la déminéralisation qui amènent fatigue et troubles en tout genre, une sur-production de toxines et de radicaux libres qui entraînent un vieillissement prématuré, le système digestif est ralenti, le système immunitaire affaiblie. Le corps entier est épuisé. Et c’est la part belle pour les maladies en tout genre : troubles cardiaques et de la tension, dépression, fatigue chronique, troubles digestifs, rénaux, respiratoires, etc.

C’est ainsi que nous rentrons dans un cercle vicieux..
Et oui, parce que si notre corps est épuisé, il lui sera très difficile de sécréter toutes ces jolies hormones que nous associons au bien-être et au bonheur! A la place, la présence excessive de toxines rimera avec mauvaise humeur, anxiété, dépression et démotivation. Difficile alors de se reprendre en main..

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Mais pourquoi est-ce que l’on broie du noir?

Selon l’environnement dans lequel il évolue, selon sa culture, son éducation, ses traumatismes et autres conditionnements qui lui est propre, l’individu met en place des mécanismes psychiques tout au long de sa vie pour se protéger. C’est de part ces mécanismes qu’il crée les filtres avec lesquels il regarde, juge et interprète les différents événements de sa vie et déclenche donc ses émotions. Alors qu’il est des besoins fondamentaux propre à l’humain qui l’aide à marcher sur la route du bonheur, comme par exemple: le soutien, le sentiment de sécurité, la confiance, etc, ces filtres que l’individu pose sur sa réalité peuvent l’empêcher de se sentir comblé. Il sera alors plus difficile pour lui de ressentir un bien-être général s’il ne passe pas par l’étape de la prise de conscience de ces mécanismes là.
Les émotions nous parlent donc. Elles se révèlent à travers notre vécu. Elles sont là pour nous rappeler, pour nous mettre en garde, pour nous faire aimer. Elles sont comme nos gardiens. Et si nous ne les écoutons pas, elles sont capable de tout pour se faire entendre!
Cela peut aller de la simple gène à l’explosion de colère, en passant par la maladie

Et puis, en outre des processus psychiques liés aux émotions, il y a aussi toute une partie physiologique qui fait que nous avons plus ou moins de mal à voir la vie en rose.
Par exemple, on sait à présent que 80% de la sérotonine est sécrétée par le microbiote intestinal. Aussi, si nous adoptons une alimentation mal adaptée à notre organisme, notre flore sera déréglée. Les bactéries responsables de la sécrétion de cette hormone ne pourront plus faire leur travail et adieu les joies de la sérotonine! En plus de cela, les vitamines, minéraux, oligo-éléments et acides gras, permettent entre autre le bon fonctionnement des systèmes nerveux et hormonaux. Si l’on est carencé par exemple en magnésium, en vitamine du groupe B, en vitamine C ou encore en EPA & DHA, le système nerveux sera sujet à un dysfonctionnement. De même, une intoxication provoquée par certains aliments, de la mal-bouffe, des excitants, certains médicaments ou autres peut engranger une sur-excitabilité ou une dépression lente de ce même système ainsi qu’un dérèglement hormonal. L’individu est alors soumis à une irritabilité prononcée, à une sensibilité exacerbé, un manque de patience parmi d’autres ressentis désagréables.